Les risques des molécules de synthèse

Les molécules de synthèse sont-elles sans risque ?

 

Depuis 1978, la Directive de base sur les Cosmétiques édictée par la Commission Européenne (CE), limite ou interdit l’emploi de matières synthétiques (et naturelles) estimées dangereuses ou toxiques pour la santé du consommateur. En 1999, le Comité scientifique sur la sécurité des consommateurs rédige une liste de 26 allergènes : 82 substances sont alors bannies et 86 ne doivent être utilisées qu’au-dessous d’une concentration limitée. Rappelons que la palette des parfumeurs respectueux des normes de l’IFRA compte 3200 ingrédients odorants.

Aujourd'hui, les parfumeurs ne cachent plus leur inquiétude et leur colère devant une législation européenne qui ne cesse de limiter l’utilisation des matériaux de synthèse (mais aussi naturels). En effet, non seulement on met à jour de plus en plus de substances allergènes mais on s'aperçoit depuis peu de temps que certaines matières synthétiques contenues dans des parfums pourraient être de véritables perturbateurs endocriniens (comme par exemple les phtalates et les muscs synthétiques). Les symptômes varient des maux de tête à l’apoplexie, mais aussi nausée, étourdissement, dépression, léthargie, agitation, irritabilité, allergies, stérilité… Sur 4000 produits chimiques utilisés par l’industrie des parfums, 884 peuvent causer le cancer et autres désordres du système nerveux central.

Les réglementations européennes et l’autorégulation de l’industrie du parfum diminuent de plus en plus la liste des matières utilisables par les parfumeurs. Cependant, en ce qui concerne les parfums, il n'existe pas de substance interdite et un parfumeur peut faire ce qu’il veut à condition d’avertir ses clients car les amendements de l’IFRA ne sont pas obligatoires. Des organisations telle que Greenpeace propose aux parfumeurs de remplacer des produits dangereux comme par exemple les muscs polycycliques et nitrés par des produits naturels.

Greenpeace a établi un guide pratique afin d’informer le public sur la composition des parfums et cosmétiques :

- Dans la liste verte, les entreprises ayant garanti ne pas utiliser les substances toxiques ciblées par Greenpeace dans la composition de leurs produits (Logona, Melvita, Parfums de Rosine…).                           

- Dans la liste orange, les entreprises de cosmétologie et de parfumerie admettant la présence de ces toxiques mais qui sont engagées dans une démarche de substitution (Leclerc, Lever Fabergé, L’Occitane...).

- Dans la liste rouge, les entreprises ne garantissant pas l’absence de ces substances toxiques (L’Oréal, Palmolive, Laboratoires Vendôme, Garnier…).


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